La conception et réalisation du site

Le maquettage

Avant de commencer quoi que ce soit, vous devez accepter le devis émis par l’agence. Cependant, il faut prendre en compte l’importance de votre projet. Si votre site est conséquent, avec un certain nombre de pages et des fonctionnalités lourdes à mettre en place, vous pouvez demander à voir la maquette avant de signer. Pour ce qui est des petits sites (10-15 pages), le devis se signe avant le début du projet. Faire une maquette signifie pour l’agence web, investir son temps et comme vous le savez : Le temps, c’est de l’argent.

Divisé en plusieurs étapes, la conception d’un site débute par la réalisation d’une maquette. Elle est constituée de la page d’accueil et dans le cas de site important, d’une page intérieure (comme une fiche produit pour une boutique en ligne). En général, l’agence créé 2 ou 3 maquettes différentes, basées sur le cahier des charges pour que vous puissiez choisir l’interface qui vous correspond le plus. Lors du rendez vous de présentation des maquettes vous déterminez vos choix pour l’aspect visuel de votre site, sa navigation et ses fonctionnalités. C’est à ce stade que sont rectifiées les erreurs au niveau de l’interface ainsi que les éventuels problèmes de l’architecture du site.

La maquette n’est qu’une image créée sous Photoshop. Aucune fonctionnalité n’est opérationnelle. il s’agit simplement de déterminer la mise en page et l’aspect du site.

La conception graphique

Après validation de la maquette, la phase de création graphique débute. L’agence travaille sur le design des pages et sur l’élaboration du contenu graphique. C’est la mise en page. Il faut optimiser les contenus pour que la page mette le moins de temps possible à s’afficher clairement sous les navigateurs.

En général, c’est l’entreprise qui écrit les différents textes à intégrer et qui fournit les visuels. Mais votre prestataire peut s’en charger si vous le souhaitez. Bien sûr, il faut compter ce service en plus dans votre budget. Il ne faut pas oublier que sans le contenu, le site ne peut pas avancer. On ne peut pas entièrement développer un site si il n’y a rien dedans. Pour les agences, c’est souvent une étape longue à passer, car les entreprises mettent beaucoup de temps avant de livrer les éléments.

Il faut anticiper la création des contenus graphiques. Fournissez au prestataires les éléments que vous possédez déjà comme le logo, vos plaquettes de communication… Cela permettra de gagner du temps, la création sera plus rapide.

La création de contenu

Créer du contenu n’est pas simple, mais c’est primordial pour avoir un site attractif. Créer le contenu de vos pages web, ça n’est pas recopier le texte de présentation d’une plaquette de pub. Le contenu doit être propre à votre site (que ce soit les photos, les textes, les vidéos,…). Pensez à soignez votre orthographe et à appliquer les consignes d’écriture spécifiques au web :

  • Privilégiez des phrases courtes, claires. Les textes écrits pour le web doivent être 50% plus court que pour le papier car le lecteur lit 25% moins vite sur un écran.
  • Allez de l’essentiel vers les détails en ne développement qu’une idée par paragraphe.
  • Mettre les idées en relief et à structurer vos textes avec des titres, intertitres, chapeaux, sous-titre,… pour permettre au lecteur de lire en diagonale.
  • Soignez les titres et l’attaque de chaque phrase. Il faut que les titres accrochent l’internaute et le pousse à lire la suite. On sait que, quand on lit, l’œil balaye le texte en revenant plus régulièrement sur certains points dans la page. Il se déplace en faisant une sorte de F aussi appelé le triangle d’or d’une page web.
  • Utilisez des liens hypertextes qui apportent des renseignements complémentaires à votre texte. Ils donnent accès à des ressources interne ou externe au site et enrichissent vos contenus
  • Choisir des mots-clés adaptés et rédigés les textes en fonction de ces mots.

En suivant ces règles, la lecture gagnera en fluidité, en simplicité et en clarté et n’en sera que plus plaisante pour l’utilisateur.

Le développement technique

Après avoir récupéré les contenus textuels et visuels, ils sont intégrés au site sous forme de page web et agencés en fonction de l’architecture du site. On est dans la phase de développement. C’est la partie technique. Elle concerne la réalisation des pages et la mise en place des fonctionnalités du site, comme une boutique ou le paiement en ligne.

Il faut commencer par déterminer si il s’agira d’un site statique ou dynamique : est ce que des mises à jour seront réalisées ? Aujourd’hui la quasi-totalité des sites créés sont dynamiques. Ils sont souvent réalisés grâce au langage php, qui permet de synchroniser automatiquement votre site avec une base de données.
Le développement technique peut être plus ou moins important. Il est fonction du type de technologie utilisée et des fonctionnalités à mettre en place. Un site peut être créé et développé entièrement à la main ou réalisé grâce à un CMS (Content Management System).

Un CMS (comme Joomla, SPIP, Wordpress…) permet de créer et de mettre à jour des pages dynamiques en réduisant le temps consacré au développement d’un site (structure, design, fonctions). Les multiples « modules » disponibles facilitent l’intégration de fonctionnalités pour votre site.
L’inconvénient des CMS, c’est que les graphistes et développeurs ne sont pas formés pour ce type d’outils. Il faut donc qu’ils apprennent comment fonctionne le CMS et comment mettre en place les fonctionnalités voulues.
Une fois maîtrisé, l’utilisation de cet outil permet de gagner du temps au niveau de la gestion de contenu. Il comporte une interface d’administration très développée qui permet de gérer facilement et rapidement le contenu de votre site. Avec assez peu de connaissances, vous pourrez créer, ajouter ou éditer du contenu sur votre site en ligne. Et cela simplement grâce à votre navigateur habituel.

Pendant la réalisation du projet il ne faut pas oublier de prendre en compte son évolution dans le temps. Un site web n’est pas figé. Il faut prévoir dès la conception la possibilité de faire des modifications du site. Il est possible que des changements interviennent dès la mise en ligne du site. Il est donc important qu’il ait une certaine souplesse, pour pouvoir intervenir sur les éléments à modifier sans avoir à toucher au reste du site.

Avant la mise en ligne

Choisir une solution de paiement en ligne

Si vous mettez en place un site de e-commerce, vous devez choisir une solution de paiement en ligne. Il en existe plusieurs :

>> Le paiement par carte bancaire :

Direct :
Le client utilise sa carte bancaire classique pour faire ses achats. Quand il arrive à la partie paiement du site, il est alors envoyé, via une connexion sécurisée sur la plateforme de la banque. Il effectue son règlement et est reconduit sur le site web.

Indirect :
Il existe plusieurs solutions. La première c’est de payer par numéro de e-carte bleue. L’acheteur règle ses achats sans utiliser son vrai numéro de carte bancaire. On lui attribue un numéro temporaire qui va lui permettre de payer un achat. Il existe 2 programmes différents, Virtualis (au Crédit Mutuel) et e-carte bleue (à la Société générale, Banque Postale, LCL, Banque Populaire, Caisse d’Epargne, Axa banque).
La seconde c’est d’utiliser des services comme Paypal, Google Checkout, Paybox
Il faut d’abord ouvrir un compte (en indiquant l’adresse mail, postale et les informations sur le compte bancaire). Quand le client paye, il fait un virement bancaire de son compte vers celui du webmarchand.

>> Le paiement par fournisseur d’accès à Internet (FAI)

La facturation d’une commande se fait par le fournisseur d’accès de l’internaute. Le client passe sa commande sans avoir à les régler directement au moment de l’achat. C’est le FAI de l’utilisateur qui lui re-facture ses achats sur sa facture mensuelle. L’internaute n’a à laisser ni ses coordonnées, ni son numéro de carte bancaire. c’est le système W-Ha
Ce système de paiement est très fiable et sûr. L’inconvénient, c’est que tous les FAI et les web marchands ne proposent pas ce service. Le nombre d’utilisateurs est donc très restreint.

>> Les cartes prépayées

C’est le même principe que celui utilisé dans le commerce traditionnel. L’utilisateur achète une carte qui est crédité d’un certain montant. Sur Internet, ces cartes sont sous forme de ticket à gratter ou CD-Rom. Il n’a plus qu’à saisir un code ou un login et mot de passe sur une page sécuriser, pour finaliser sa commande.

>> Les chèques

Le paiement par chèque est encore souvent utilisé. Pour l’utilisateur, la procédure à suivre est des plus simple. Il suffit de le remplir et de l’envoyer par courrier à l’adresse postale de l’entreprise indiquée au moment du paiement. La livraison du produit, ou la mise en place du service acheté ce fera après la réception du chèque.

>> Le paiement par téléphone

C’est le principe d’outils comme Allopass. Ils délivrent un code pour accéder à une zone payante d’un site. Sur la page d’accès s’affiche un numéro surtaxé. L’internaute n’a plus qu’à appeler le serveur vocal qui lui délivre un code. Il ne paye qu’une seule fois, à l’attribution de son code.

Pour ce qui est de choisir les solutions de paiement, c’est à vous de vous en occuper. L’agence web se charge simplement de faire le lien de votre site vers la plateforme de paiement sélectionnée.

Les formalités juridiques

La mise en place d’un site n’est pas une tâche facile. Elle s’accompagne d’un grand nombre de démarches juridiques pas toujours connues des entreprises. Il faut bien se renseigner car les formalités à remplir dépendent principalement de l’utilisation faite des informations et du type de site à mettre en place. Ces formalités garantiront la légalité de votre site et des informations qu’il contient.

>> Mentions légales

Tous les sites Internet doivent comporter une partie intitulée : Mentions légales. C’est la première des formalités à remplir. Cette partie doit récapituler les informations suivantes (pour les personnes physiques ou morales qui agissent à titre professionnel) :

  • le nom du directeur de publication (ou codirecteur) et, s’il y a lieu, celui du responsable de rédaction.
  • le nom, la dénomination ou la raison sociale, ainsi que l’adresse et le numéro de téléphone de l’hébergeur
  • pour les personnes physiques : leurs coordonnées complètes (nom, prénom, adresse, téléphone,…) et leur numéro d’inscription dans le cas où elles sont enregistrées au RCS ou au répertoire des métiers.
  • Pour les personnes morales : leur dénomination ou leur raison sociale, le siège social avec l’adresse et le numéro de téléphone, leur numéro d’inscription au RCS ou au répertoire des métiers et, leur capital social.
  • les coordonnées de l’entreprise éditrice du service
  • les numéros de déclaration de la CNIL
  • les droits d’auteurs
>> La déclaration à la CNIL

La déclaration à la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) est la deuxième formalité à remplir. Dès qu’un site Internet traite des informations sur des internautes avec un système automatisé, il doit être déclaré à la CNIL.

Ces informations regroupent tous les éléments qui permettent d’identifier une personne, que ce soit directement ou indirectement. Il s’agit donc des noms, adresses, numéros de téléphone, mais aussi e-mail ou numéro de carte bleu.
La déclaration doit informer la CNIL sur l’exploitation qui va être faite de ces données et indiquer si elles seront transférées ou cédées à d’autres entreprises.

>> La collecte d’informations

Toute personne se trouvant être l’objet d’une collecte d’information doit en être clairement informée, et son choix doit être volontaire. Les adresses destinées à la prospection ne peuvent pas être collectée dans un espace public (sur un forum, un annuaire, dans une discussion,…).

La loi « Informatique et Liberté » garantit certains droits aux internautes pour protéger leur vis privée. Les principaux pour ce qui concerne la collecte des données les concernant sont :

De plus, lors de la prospection, chaque message adressé aux personnes inscrites doit leur fournir la possibilité de se désinscrire à tout moment et par n’importe quel moyen.

>> Les droits d’auteurs

Pensez également à vous rendre sur le site de l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) pour avoir toutes les informations concernant les droits d’auteurs ainsi que les moyens de protéger votre site contre la copie.
Dans la majorité des cas, vous pouvez compter sur l’aide du prestataire créateur de votre site. Grâce à leur expérience dans le domaine du web, ils savent quelles sont les bonnes pratiques et les règles à respecter en ce qui concerne le droit sur Internet.

Sources :
http://www.cnil.fr
http://www.inpi.fr
http://www.internet.gouv.fr/

Tester son site

Une fois que le site est prêt, et avant de le mettre en ligne, il y a la phase de tests. Il faut vérifier le bon fonctionnement du site. Cette phase de test est réalisée par l’agence web, ainsi que par l’entreprise cliente. On se met à la place de l’internaute pour tester les différentes fonctionnalités présentes dans le site.

Le site doit être complet avant d’être mis en ligne. Les pages dites « en construction » ont souvent tendance à faire fuir les internautes. Mais dans la pratique cela est rarement fait. En effet, pour le référencement, les agences privilégient la mise en ligne le plus tôt possible. Cela permet d’anticiper une indexation parfois longue des sites. Ainsi les moteurs de recherche voient le nouveau site et commencent à prendre en compte son référencement. Une fois que la version finale est mise en ligne, le site bénéficie alors d’un meilleur référencement car l’indexation a déjà été faite.

Choisir un hébergement

Le site créé, il peut alors être mis en ligne. Si ça n’est pas déjà fait, il vous faut choisir un hébergeur (normalement choisit dès l’élaboration du cahier des charges). L’hébergeur d’un site détient le serveur sur lequel sont stockées et mises à disposition des internautes les différentes pages du site. Pour choisir un hébergeur, il est préférable de se tourner vers les sociétés reconnues, et de bien lire les contrats. Prévoyez-en un avec les reins solides pour éviter les mauvaises surprises. En effet, plusieurs entreprises ont eu la malchance de voir leur hébergeur faire faillite et, de perdre tous les fichiers stockés sur leurs serveurs.

Le prestataire peut cependant vous conseiller dans le choix d’un hébergeur, et vous faire bénéficier de conditions avantageuses. Dans la majorité des cas, c’est d’ailleurs l’agence qui se charge de vous réserver l’hébergement et de le gérer pour vous. Elle peut ainsi vous faire bénéficier de son expérience.

Le lancement du site

La mise en ligne du site

La mise en ligne, c’est le moment tant attendu. Même si le travail réalisé en amont est important, la mise en ligne correspond au lancement de votre projet. Votre site devient enfin consultable par tous sur Internet.

Après avoir choisit votre hébergement et vérifier que tout fonctionne, c’est le moment de faire la mise en ligne. Le site est créé en local, c’est-à-dire, uniquement sur un ordinateur. Il faut transférer le site pour le rendre accessible à tous les internautes, n’importe où dans le monde.
Pour cela, il faut transférer les pages de votre site sur le serveur de l’hébergeur, ordinateur en permanence connecté à Internet et où les gens peuvent consulter le site web. C’est ce qu’on appelle « uploader » un site.
Cette manipulation se fait grâce à un outil de mise en ligne : un client FTP (comme FileZilla). Le client ftp permet de se connecter sur son espace chez l’hébergeur et d’y stocker les pages de son site.

Cette opération est réalisée par l’agence, qui doit ensuite vous fournir tous les éléments liés à votre projet : les codes FTP, le code source du site,…

Se former aux outils de mise à jour

Pour pouvoir être actif sur le net via votre site, il vous faut savoir manipuler les outils. Pour vous, c’est là que débute la période de formation (généralement incluse dans le devis). Vous devez apprendre à vous servir des utilitaires de gestion de contenu pour avoir la main sur votre site. Ces outils vont vous permettre de réaliser facilement les mises à jour, et d’actualiser votre site.
Grâce à ces outils, les procédures pour ajouter du contenu se simplifient et vous permettent d’animer votre site en perdant le moins de temps possible. Vous pouvez désormais ajouter ou supprimer du contenu comme bon vous semble.

Cependant avant toute formation, il faut savoir où se feront les mises à jour dans le site, et qui sera charger de les faire.

N’oubliez pas qu’il est utile d’actualiser son site, mais il faut que ce soit en phase avec l’activité de l’entreprise. Les mises à jour doivent être pertinentes, et correspondre à un événement ou à un moment dans la vie de la société (salons, nouveau produit ou service disponible, anniversaire de l’entreprise…).

Les outils de gestion de projet

La gestion de projet se fait principalement à l’aide d’outils spécialisés. La première phase d’un projet, c’est la mise en place d’un logiciel de gestion de projet. Il permet de centraliser les échanges entre les prestataires et leurs clients.

Ces logiciels offrent divers outils auxquels on accède après s’être identifié. Les personnes référentes disposent notamment :
- d’une messagerie,
- d’un espace de stockage des fichiers,
- d’un retro-planning pour planifier les différentes phases du projet,
- d’une liste des tâches à réaliser.

Il s’agit d’une sorte d’extranet. Le client peut vérifier les documents et faire ses observations. L’échange entre prestataires et clients est simplifié, et le temps optimisé.

Il existe de nombreux logiciels qui peuvent être payant ou non. Certains sont open source (libre de droit), mais pour d’autres une licence doit être acheté à partir d’un certain nombre de projets gérés. Les plus connus sont : BaseCamp, Microsoft project, Sugar CRM, Source Safe, Dotproject, Ganttproject, Iteamwork, Open Workbench, Php collab

Suivre son projet

De la conception au lancement, l’entreprise sur le banc de touche ?

Cette partie du projet est principalement gérée par le prestataire. mais il ne faut pas oublier que c’est votre projet. Vous devez être actif tout au long de son déroulement. Il faut suivre son projet pendant les différentes phases de la réalisation

Pour cela, les agences web utilisent des outils de gestion de projet. Ce sont des logiciels qui permettent de centraliser et de faciliter les échanges entre prestataire et clients. Une fois l’outil mis en place, la réalisation peut commencer.

Mais pour suivre un projet, il faut connaître son déroulement.

Tout commence par la conception et la réalisation du site. Première étape, l’équipe de graphistes conçoit le design des pages et les éléments graphiques. Les contenus textuels et visuels sont à leur tour intégrés au site. On passe ensuite à la réalisation du site. C’est la phase de développement technique. Elle concerne la réalisation des pages et des fonctionnalités du site, comme la mise en place d’une boutique ou le paiement en ligne.

Avant le lancement du site, il reste quelques points à finaliser. Il faut entre autre :

- choisir une solution de paiement à installer sur le site (si c’est un site marchand)
- s’occuper des formalités juridiques
- choisir l’hébergement
- tester le site

Quand tout est opérationnel, le site peut être mis en ligne. C’est la dernière phase, le lancement du site. Pour cela, il faut transférer le site sur le serveur de l’hébergeur. Cette opération est réalisée par l’agence, qui doit ensuite vous fournir tous les éléments liés à votre projet : les codes FTP, le code source du site,…

Pour vous, c’est là que commence la période de formation. Il vous faut savoir manipuler les utilitaires de gestion de contenu pour avoir la main sur votre site.